Sciences Po
Samedi 13 Mars 2010
   
Texte

résonances

La nouvelle Ostpolitik de l’Allemagne : de la Russie à l’Asie centrale

L’unification en 1990 marque le retour de l’Allemagne dans une position géopolitique centrale en Europe. La carte mentale des acteurs politico-économiques allemands est toujours celle d’un pays situé au cœur de l’Europe, à la charnière entre l’Est et l’Ouest, ayant le plus grand nombre de voisins ; la référence à la notion de « Mittellage » (position centrale) traduit leur souci de se déterminer de manière optimale par rapport à un environnement stable à l’Ouest, (encore) instable à l’Est et s’ils cherchent avant tout à légitimer l’ouverture des instances occidentales à l’Est, c’est parce qu’il faut avoir des partenaires « occidentaux » à l’Est, l’Europe dans son ensemble devant se transformer d’abord en espace de stabilité.

Lire la suite : La nouvelle Ostpolitik de l’Allemagne : de la Russie à l’Asie centrale

   

L’Afrique et la Chute du Mur : le déclassement stratégique et ses effets

Dès les indépendances, acquises pour la plupart dans les années 1960, l’Afrique subsaharienne a été l’un des terrains chauds de la Guerre froide – c’est en partie à cause de son recours à l’aide soviétique que le premier ministre congolais Patrice Lumumba est mort en janvier 1961, et c’est en partie au nom du grand combat entre l’Est et l’Ouest que des milliers de soldats cubains et sud-africains se sont affrontés sur le territoire angolais en janvier 1988. Dans les années 1980 encore, les Occidentaux ont soutenu les guérillas anti-soviétiques en Afrique australe. Et l’Afrique australe a précisément été l’un des espaces où se sont disputés puis négociés, avant la chute du Mur de Berlin, le repli soviétique et la fin de la Guerre froide – c’est donc aussi dans les savanes de Namibie ou sur le plateau central angolais que le Mur a commencé à s’effriter.

 

Lire la suite : L’Afrique et la Chute du Mur : le déclassement stratégique et ses effets

   

1989 – la fin d’une ère pour le couple franco-allemand ?

Dans l’Europe de l’après-guerre, la France et l’Allemagne constituaient les forces motrices de l’intégration européenne. Celle-ci leur permettait de poursuivre des ambitions différentes en matière de politique extérieure : la France contrôlait son ennemi passé et conservait son rang diplomatique en s’appuyant sur la puissance économique retrouvée de l’Allemagne, tandis que cette dernière retrouvait une certaine légitimité sur le plan international. Leur relation spéciale, qui n’était pas sans conflits, permettait aux deux pays d’exercer ensemble une certaine suprématie en Europe. Les rôles dans le couple semblaient bien définis. La France jouait le rôle de force protectrice de l’Allemagne sur le plan politique et militaire, et l’Allemagne apportait sa performance économique et budgétaire. Dans le même temps, les deux pays poursuivaient l’œuvre de réconciliation de l’Europe après les divisions et les horreurs de la seconde guerre mondiale.

Lire la suite : 1989 – la fin d’une ère pour le couple franco-allemand ?

   

Eastern Enlargement and the European Union: All Quiet on the “European Front”?

On October 3rd, 1990, the new five East German Bundesländer joined the European Community (EC). This “enlargement” (1) of the EC was made possible by the historical, peaceful revolution in the East and the fall of the Berlin wall twenty years ago on November 9th, 1989. It changed the face and the political geography of re-unified Germany and of the EC internally regarding the power balance within the EC (with Germany now being the biggest member) and externally by opening up the EC’s old frontiers in the East to an unprecedented number of applicants for membership.

Lire la suite : Eastern Enlargement and the European Union: All Quiet on the “European Front”?

   

Page 1 de 7

Partager cet article